--- title: "Medellín a passé trente ans à réparer sa réputation : ce chantier-là se visite" description: "Une vallée étroite, seize comunas accrochées aux pentes, des télécabines qui servent d’autobus. La deuxième ville de Colombie ne se raconte plus par son passé — elle se lit dans son urbanisme, quartier par quartier. Iris Event en donne les clés. Deux récits opposés circulent sur cette ville. Le premier date des années quatre-vingt-dix, il sent la poudre, il alimente des séries à succès. Le second parle d’innovation urbaine, de câbles aériens, de bibliothèques posées sur des collines. Un seul reste vrai. Cette page prend le problème à l’endroit. D’abord la sécurité, chiffres à l’appui. Ensuite les visites consacrées à Pablo […]" url: "https://www.irisevent.fr/voyage-medellin-decouvrez-la-perle-cachee/" author: "florian" date: "2023-09-25T14:27:10+02:00" modified: "2026-10-14T09:49:24+02:00" lang: "fr_FR" --- # Medellín a passé trente ans à réparer sa réputation : ce chantier-là se visite Une vallée étroite, seize comunas accrochées aux pentes, des télécabines qui servent d'autobus. La deuxième ville de Colombie ne se raconte plus par son passé — elle se lit dans son urbanisme, quartier par quartier. Iris Event en donne les clés. Deux récits opposés circulent sur cette ville. Le premier date des années quatre-vingt-dix, il sent la poudre, il alimente des séries à succès. Le second parle d'innovation urbaine, de câbles aériens, de bibliothèques posées sur des collines. Un seul reste vrai. Cette page prend le problème à l'endroit. D'abord la sécurité, chiffres à l'appui. Ensuite les visites consacrées à Pablo Escobar, sur lesquelles notre position est nette. Enfin le vrai intérêt de la destination : une transformation urbaine visible, praticable, que peu de métropoles peuvent montrer. ## La ville du printemps éternel, un surnom qui dit une géographie Medellín occupe le fond du Valle de Aburrá, une entaille des Andes centrales à 1 495 mètres au-dessus du niveau de la mer. La température moyenne annuelle tourne autour de 22 °C, sans saison marquée : d'où l'étiquette d'origine, Medellín, ville du printemps éternel. Formule de dépliant, sans doute. On la vérifie au bout d'une heure sur place, en tee-shirt, à mille cinq cents mètres d'altitude. La commune compte autour de 2,4 millions d'habitants, près de 3,7 millions avec son aire métropolitaine, répartis en seize comunas urbaines, cinq corregimientos ruraux. Le relief conditionne tout : plus on monte sur les flancs, plus les revenus baissent. Cette pente sociale explique l'essentiel de la politique publique menée depuis vingt ans. Le premier peuplement espagnol de la vallée remonte à 1616 ; l'érection en villa, sous le nom de Villa de Nuestra Señora de la Candelaria de Medellín, date de 1675. ## Medellín est-elle sûre ? Les chiffres, sans arrondi Commençons par ce que tout le monde veut savoir. En 1991, la ville enregistrait 381 homicides pour 100 000 habitants — un des taux les plus élevés jamais mesurés dans une métropole en temps de paix. Trente ans après, l'administration municipale annonçait pour 2024 une projection autour de 11 pour 100 000, la plus basse de son histoire documentée, avec cent trente journées consécutives sans homicide. Ce chiffre reste supérieur à celui d'une grande ville européenne. Il représente aussi une division par plus de trente en une génération. Les deux constats sont exacts ; en refuser un revient à mentir par omission. ### Où l'on va, où l'on ne va pas La fiche pays du ministère français des Affaires étrangères est explicite. [Le Quai d'Orsay note que la sécurité s'est sensiblement améliorée](https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/colombie/), tout en déconseillant les comunas des flancs, hauts lieux du trafic, les berges du Rio Medellín, les abords du stade les jours de match. Le même document classe El Poblado, Laureles, Envigado comme accessibles de jour comme de nuit, sous réserve de vigilance ordinaire. Le secteur du Parque San Antonio, celui du Parque Bolívar, la partie nord du Parque Berrío sont jugés relativement sûrs en journée, à éviter la nuit. Traduction : ce que les habitants appellent El Centro se visite le matin, se quitte au crépuscule. Le reste tient en quelques gestes. Aucun taxi hélé dans la rue — application, station d'hôtel. Aucun téléphone sorti sur un trottoir. Aucune montre visible. Un guide local plutôt que son intuition dès qu'on quitte les artères balisées. ## Les tours Escobar : pourquoi nous n'en organisons pas Il existe à Medellín une industrie du souvenir narcotrafiquant : tombe, ancienne résidence, prison sur la colline, boutiques de tee-shirts. Nous n'y conduisons personne. Ce n'est pas une posture morale, plutôt une lecture de ce que la ville a fait d'elle-même. Le 22 février 2019, la municipalité a fait imploser l'edificio Mónaco, immeuble d'El Poblado devenu le point de ralliement de ces circuits. À sa place s'élève le Parque Memorial Inflexión, dédié aux victimes du cartel : un mur percé de 46 612 orifices — un par victime recensée —, un chemin de monolithes portant des récits, un bosquet planté avec les gravats du bâtiment démoli. Une ville qui dynamite un immeuble pour en faire un mémorial envoie un message difficile à mal comprendre. La raison de fond tient en une phrase : les habitants ne visitent pas un décor, ils traversent leur propre biographie. Chaque famille d'un certain âge compte un mort, un exilé, un disparu. Les photos rapportées d'un tour Escobar transforment cette mémoire en attraction, au bénéfice d'opérateurs qui vendent le bourreau plutôt que les victimes. Un musée municipal fait exactement l'inverse : [le Museo Casa de la Memoria](https://www.museocasadelamemoria.gov.co/), au Parque Bicentenario, ouvert depuis 2012, raconte le conflit armé du point de vue de ceux qui l'ont subi. On en sort silencieux. Une visite de la Comuna 13 conduite par un habitant aborde d'ailleurs le sujet de face : l'opération militaire Orión des 16 et 17 octobre 2002, les disparitions forcées jamais élucidées du secteur de La Escombrera, les années de contrôle armé des ruelles. La différence n'est pas dans le thème, mais dans la personne qui parle, dans la destination de l'argent. ## Le métro, les câbles, le tramway : l'urbanisme social se visite Voici le vrai sujet. Une métropole a décidé, à partir des années deux mille, que la mobilité serait un droit plutôt qu'un service marchand. Le résultat se parcourt avec un ticket ordinaire. La ligne A du metro est entrée en service commercial le 30 novembre 1995, seul réseau ferré urbain de Colombie à ce jour. Le geste décisif est venu ensuite. Le 7 août 2004, la ligne K du Metrocable a raccordé au réseau les quartiers de la pente nord-est, dont Santo Domingo, jusque-là à une heure du centre. Une télécabine de station de ski détournée en transport public : l'idée n'existait nulle part ailleurs. [Le Metro de Medellín en retrace l'enchaînement](https://www.metrodemedellin.gov.co/en/who-we-are/history) — ligne J en 2008, ligne L vers le parc Arví en 2010, ligne H en 2016, ligne P en 2021, pour soixante-seize stations. Le tramway d'Ayacucho, en service depuis le 31 mars 2016, dessert trois cent cinquante mille riverains des comunas 8, 9, 10 — Villa Hermosa, Buenos Aires, La Candelaria. Il croise le métro à San Antonio, le câble M à Miraflores. Prenez-le à l'heure de pointe, vous verrez une ville qui fonctionne. ### Santo Domingo, la bibliothèque, la leçon Sur la crête desservie par la ligne K, l'architecte Giancarlo Mazzanti avait dressé trois blocs de roche noire abritant une bibliothèque publique. Inaugurée le 24 mars 2007 en présence du roi Juan Carlos Ier, elle est devenue l'emblème mondial de ce qu'on a nommé l'urbanisme social. Les tuiles de façade se sont décollées dès 2008 ; l'établissement a fermé le 27 août 2015 ; le chantier de reconstruction court toujours, sous le nom de Parque Biblioteca Santo Domingo Savio depuis 2021. L'urbanisme social produit aussi des échecs coûteux : trop de récits l'oublient. La montée en câble, elle, garde tout son intérêt. ### La Comuna 13, à condition d'y monter accompagné Le quartier San Javier, treizième comuna, concentre à lui seul l'histoire de la ville. Fin décembre 2011, six tronçons d'escaliers mécaniques extérieurs y ont remplacé un escalier de béton d'environ trois cent cinquante marches — l'équivalent d'un immeuble de dix étages, avalé en quelques minutes là où la montée prenait trois quarts d'heure. [La mairie documente ce que l'installation a changé pour les riverains](https://www.medellin.gov.co/es/sala-de-prensa/noticias/las-escaleras-electricas-de-la-comuna-13-en-medellin-una-transformacion-urbana-que-cambio-vidas/) : accès aux écoles, aux emplois, aux soins. Les fresques sont venues après, portées par des collectifs de graffeurs, de rappeurs, de danseurs nés là. Le graffitour se fait à pied, en petit groupe, avec quelqu'un du quartier. Montez-y le matin, avant les cars ; demandez avant de photographier une porte ouverte. Le 1er mars 2013, un concours organisé par Citi, l'Urban Land Institute, le Wall Street Journal désignait la ville comme la plus innovante du monde, devant New York, devant Tel-Aviv. Ces escaliers ont pesé dans le vote. ## Le centre-ville de Medellín, ses places, ses musées Le centre-ville se parcourt entre deux stations. Sur une esplanade de sept mille mètres carrés ouverte en 2002, vingt-trois bronzes monumentaux occupent le terrain : la place Botero, en espagnol plaza Botero, Museo de Antioquia juste derrière, dans l'ancien Palacio Municipal de 1937. Le musée d'Antioquia, né au XIXe siècle sous le nom de Museo de Zea, s'y est installé en octobre 2000 — Fernando Botero a conduit la première visite en personne. Sa collection mêle ses toiles à celles qu'il collectionnait. Nous lui consacrons [une page lui est consacrée](/decouverte-du-musee-dantioquia-une-plongee-dans-lhistoire-et-lart-de-medellin/). En face se dresse une anomalie architecturale réjouissante : le palais de la Culture Rafael Uribe Uribe, néogothique flamand à damier noir sur blanc, dessiné par le Belge Agustín Goovaerts, chantier lancé en 1925. Il abrite les archives photographiques de la ville. Trois cents mètres plus bas, au Parque Berrío, la basilique Nuestra Señora de la Candelaria porte le nom de fondation de la cité : édifice commencé en 1768, inauguré le 2 février 1776, cathédrale du diocèse de 1868 à 1931. Le contraste vaut le détour — un intérieur néoclassique silencieux, une place saturée de vendeurs ambulants. ### Art moderne, muralisme, sciences Le musée d'art moderne s'est réinventé à Ciudad del Río, dans l'ancienne aciérie Talleres Robledo bâtie en 1938. Il conserve les 233 peintures de Débora Arango, classées bien d'intérêt culturel national en 2004 — une œuvre qui a scandalisé la Colombie catholique des années quarante. Sur la colline d'Aranjuez, la maison-atelier du muraliste Pedro Nel Gómez est devenue musée en 1975 : trois mille œuvres léguées à sa ville. Deux adresses complètent la journée, côté nord. Le Parque Explora, musée interactif ouvert en 2008 sur des plans d'Alejandro Echeverri, abrite un aquarium de quelque deux mille organismes ; notre page sur [une journée à l'Explora Park](/decouvrez-les-merveilles-de-lexplora-park-une-journee-inoubliable-a-medellin/) en détaille le parcours. Mitoyen, le jardin botanique Joaquín Antonio Uribe a été inauguré le 19 avril 1972, pendant la VIIe conférence mondiale d'orchidologie. [Son histoire est publiée par la fondation qui le gère](https://www.botanicomedellin.org/conocenos/historia/) ; l'Orquideorama, structure de bois en nid-d'abeilles élevée de 2005 à 2007, en est devenu l'image. Nous creusons le sujet dans notre texte sur [la flore et la faune de la Colombie](/decouvrir-la-flore-et-la-faune-de-la-colombie-le-jardin-botanique-joaquin-antonio-uribe-a-medellin/). ## Où dormir : El Poblado, quartier Manila, Laureles Le quartier Poblado concentre l'hôtellerie internationale sur les pentes sud-est. À l'intérieur, le barrio Manila offre une échelle plus douce : maisons d'habitation converties en cafés, en ateliers de créateurs, tables ouvertes le soir. On y marche, ce qui n'est pas si fréquent ici. Laureles présente le visage opposé — damier d'avenues plantées, immeubles bas, prix plus sages. Envigado, au sud, garde une atmosphère de bourg. Pour la vue, la route de Las Palmas grimpe vers l'est jusqu'aux belvédères qui surplombent la nappe de lumières du Valle de Aburrá ; c'est aussi le chemin de l'aéroport. Un mot sur le Cerro Nutibara, colline dressée à quatre-vingts mètres au-dessus de la ville : on y a reconstruit en 1978 un village antioqueño miniature, le Pueblito Paisa, avec les matériaux du vieux village d'El Peñol noyé sous les eaux du barrage. Kitsch assumé, panorama à trois cent soixante degrés. ## La région de Medellín à portée de journée À soixante-quinze kilomètres à l'est, [le village de Guatapé](/guatape-colombie/) aligne ses zócalos — bas-reliefs peints en pied de façade, qui racontent les métiers, la flore, l'histoire de chaque maison. Juste avant Guatapé, la Piedra del Peñol dresse ses 220 mètres de granit au-dessus d'un lac artificiel de 2 200 hectares, créé en 1970 par les Empresas Públicas de Medellín. [Le portail officiel du tourisme colombien compte 702 marches](https://colombia.travel/en/medellin/guatape-and-piedra-del-penol) jusqu'au sommet. Comptez les vôtres, la vue les rembourse. Au nord-ouest, Santa Fe de Antioquia, fondée le 4 décembre 1541 par Jorge Robledo, fut la capitale de la province avant Medellín : rues pavées, patios blancs, chaleur sèche de la vallée du Cauca. Le Puente de Occidente, pont suspendu construit de 1887 à 1895, y franchit le fleuve dans un décor inchangé. Sur les hauteurs de Santa Elena, les familles silleteras cultivent les fleurs du défilé qui clôt la Feria de las Flores chaque mois d'août. Le premier cortège date de 1957 ; la tradition silletera est inscrite depuis juin 2015 sur la liste du patrimoine immatériel colombien. ## Combien de jours prévoir Trois nuits pleines constituent le minimum sérieux : une pour le centre historique, une pour la Comuna 13 avec les câbles, une pour le lac. Cinq nuits permettent d'ajouter Santa Fe. Quelques arbitrages conditionnent tout le séjour : - la Comuna 13 le matin, en semaine, avec un guide local francophone plutôt qu'un rabatteur de la station San Javier - la montée en câble jusqu'à Santo Domingo hors des heures de pointe, quand les cabines ne servent plus aux trajets domicile-travail - Guatapé un jour ouvré : le lac appartient aux Medellinenses le week-end - le Museo Casa de la Memoria en début de séjour, pour que tout le reste prenne son sens - l'hôtel réservé en dernier, une fois les horaires connus Depuis la France, le vol se fait via Bogotá, via Madrid, via Panamá. L'aéroport international José María Córdova se trouve à Rionegro, vingt kilomètres au sud-est, à 2 142 mètres d'altitude — deuxième plate-forme du pays après El Dorado. La route redescend ensuite de six cents mètres. ## Congrès, séminaires, événements d'entreprise En Colombie, Medellín s'est équipée pour cela. Plaza Mayor Medellín Convenciones y Exposiciones déploie 50 000 m², dont 12 000 m² d'exposition en quatre pavillons ; la société est née d'une fusion en mars 2006, héritière du Palacio de Exposiciones inauguré le 21 août 1976. Nous montons des [séminaires d'entreprise en Colombie](/seminaire-dentreprise-en-colombie/) appuyés sur cet équipement. ## Ce que nous ajoutons à un voyage en Colombie La différence se joue sur des détails invisibles depuis Paris. Le guide de la Comuna 13 qui a grandi dans la rampe, plutôt qu'un récitant venu du centre. Le chauffeur qui sait quelles rues éviter après vingt heures. La table de Manila, là où l'on ne réserve pas par internet. [Bogotá](/decouvrez-bogota-une-ville-aux-multiples-facettes-pour-votre-voyage/) offre le contraste exact : mille mètres plus haut, une capitale andine grave, froid humide, musées majeurs. Cali danse, [Salento ouvre la zone caféière](/salento-colombie/), Carthagène apporte les Caraïbes. Notre panorama des [villes incontournables à visiter en Colombie](/les-villes-incontournables-a-visiter-en-colombie/) détaille les enchaînements qui tiennent debout. Nous construisons chaque [voyage en Colombie sur mesure](/pays/voyage-colombie-sur-mesure/) étape par étape, avec un interlocuteur unique en France. Medellín, en Colombie, ne demande pas qu'on oublie ce qu'elle a été. Elle demande qu'on regarde ce qu'elle a bâti depuis : les câbles, les escaliers, les bibliothèques, les places rendues aux piétons. C'est autrement plus intéressant qu'une tombe. Vous préparez un séjour dans la ville de l'éternel printemps ? [Racontez-nous ce que vous cherchez](/voyage-sur-mesure-en-colombie/). ## Trois visites à ne pas manquer à Medellín ### Le jardin botanique Joaquín Antonio Uribe Quatorze hectares de verdure en pleine ville, créés en 1972, accessibles directement par la station de métro Universidad. On y vient pour l'*Orquideorama*, une canopée de bois en nid d'abeille qui abrite la collection d'orchidées — la fleur nationale colombienne — et sert de scène à la Feria de las Flores au mois d'août. Le reste du jardin se parcourt librement : palmeraie, lagune, forêt tropicale reconstituée, iguanes en liberté. Comptez une heure et demie, de préférence en fin de matinée. ### Le musée d'Antioquia et la place Botero Installé dans l'ancien palais municipal, œuvre de l'architecte belge Agustín Goovaerts, le musée d'Antioquia conserve la plus grande collection de Fernando Botero au monde — l'artiste, né à Medellín, l'a donnée à sa ville. Sur la place qui le précède, vingt-trois bronzes monumentaux du même Botero sont posés en accès libre : c'est l'endroit le plus photographié de la ville, et l'un des rares où touristes et Medellinenses se mélangent vraiment. Le musée se visite en deux heures ; la place, elle, se traverse à toute heure. ### Le Parque Explora Ouvert en 2007, ce musée des sciences aux blocs rouges suspendus est voisin du jardin botanique : les deux se combinent dans une même demi-journée. Il abrite le plus grand aquarium d'eau douce d'Amérique du Sud, un vivarium et une centaine d'installations interactives. C'est la visite qui fonctionne le mieux avec des enfants, et elle dit quelque chose de la ville : le bâtiment fait partie des équipements culturels implantés dans les quartiers nord au titre de l'« urbanisme social » qui a transformé Medellín. ### Medellín est-elle sûre pour un voyageur français ? La ville enregistrait 381 homicides pour 100 000 habitants en 1991 ; l’administration municipale annonçait autour de 11 pour 100 000 en 2024. Le Quai d’Orsay juge El Poblado, Laureles, Envigado accessibles jour comme nuit, déconseille les comunas des flancs, les berges du Rio Medellín. Taxi commandé par application, téléphone rangé, guide local dans les quartiers hauts : la prudence ordinaire suffit. ### Combien de jours faut-il prévoir à Medellín ? Trois nuits pleines constituent un minimum sérieux : une journée pour le centre historique et ses musées, une pour la Comuna 13 avec les métrocâbles, une pour Guatapé. Cinq nuits permettent d’ajouter Santa Fe de Antioquia, une matinée d’art moderne, une soirée libre. En deçà de deux nuits, vous n’aurez vu qu’une autoroute urbaine. ### Faut-il faire un tour sur les traces de Pablo Escobar ? Nous n’en organisons pas. La ville elle-même a fait imploser l’edificio Mónaco le 22 février 2019 pour y bâtir le Parque Memorial Inflexión, dédié aux victimes du cartel. Le Museo Casa de la Memoria raconte le conflit du point de vue de ceux qui l’ont subi. Une visite de la Comuna 13 menée par un habitant aborde ce passé sans le vendre. ### Comment se déplacer dans Medellín ? Le métro, mis en service le 30 novembre 1995, reste le seul réseau ferré urbain du pays. Six lignes de câble aérien prolongent les rames jusqu’aux crêtes ; un tramway dessert le versant est depuis mars 2016. Un même ticket couvre l’ensemble. Pour les trajets nocturnes ou les quartiers hauts, préférez un chauffeur privé. ### Guatapé se visite-t-il en une journée depuis Medellín ? Oui, le village se trouve à environ soixante-quinze kilomètres à l’est. Comptez deux heures de route, la montée des 702 marches de la Piedra del Peñol, un déjeuner face au lac artificiel créé en 1970, une flânerie entre les façades à zócalos peints. Choisissez un jour de semaine : le week-end, le site appartient aux habitants de Medellín. .iq{--iq-c:#9D191D;--iq-b:#f7f4f0;--iq-ok:#1f6b3f;--iq-no:#9a2020;background:var(--iq-b);border:1px solid #e6ded4;border-radius:14px;padding:28px 26px;margin:8px 0;font-family:inherit;color:#1c1a18} .iq \*{box-sizing:border-box} .iq-h{display:flex;align-items:baseline;justify-content:space-between;gap:16px;flex-wrap:wrap;margin:0 0 6px} .iq-t{font-family:"Dosis",inherit;font-size:1.45em;font-weight:700;line-height:1.2;margin:0;color:var(--iq-c)} .iq-s{font-size:.85em;letter-spacing:.06em;text-transform:uppercase;color:#8a8078;white-space:nowrap} .iq-i{margin:0 0 20px;font-size:.95em;color:#5c554e} .iq-q{border-top:1px solid #e6ded4;padding:18px 0 4px} .iq-q:first-of-type{border-top:0;padding-top:4px} .iq-qt{font-weight:600;margin:0 0 12px;line-height:1.45} .iq-qt span{color:var(--iq-c);margin-right:7px} .iq-o{display:flex;flex-direction:column;gap:8px} .iq-o button{all:unset;cursor:pointer;display:block;padding:10px 14px;border:1px solid #ded4c8;border-radius:9px;background:#fff;line-height:1.4;transition:background .15s,border-color .15s} .iq-o button:hover:not(\[disabled\]){border-color:var(--iq-c);background:#fffaf9} .iq-o button:focus-visible{outline:2px solid var(--iq-c);outline-offset:2px} .iq-o button\[disabled\]{cursor:default} .iq-o button.ok{border-color:var(--iq-ok);background:#eef7f1;font-weight:600} .iq-o button.no{border-color:var(--iq-no);background:#fdf0f0;text-decoration:line-through;opacity:.75} .iq-e{margin:11px 0 2px;padding-left:14px;border-left:3px solid var(--iq-c);font-size:.93em;color:#4a443e;line-height:1.55} .iq-f{margin-top:22px;padding-top:18px;border-top:1px solid #e6ded4;display:none} .iq-f.on{display:block} .iq-sc{font-family:"Dosis",inherit;font-size:1.25em;font-weight:700;color:var(--iq-c);margin:0 0 6px} .iq-fm{margin:0 0 14px;line-height:1.55} .iq-cta{display:inline-block;background:var(--iq-c);color:#fff!important;text-decoration:none!important;padding:11px 22px;border-radius:30px;font-weight:600;line-height:1} .iq-cta:hover{opacity:.9} @media(max-width:600px){.iq{padding:22px 18px}} .iq{--iq-c:#9D191D;--iq-b:#f7f4f0;--iq-ok:#1f6b3f;--iq-no:#9a2020;background:var(--iq-b);border:1px solid #e6ded4;border-radius:14px;padding:28px 26px;margin:8px 0;font-family:inherit;color:#1c1a18} .iq \*{box-sizing:border-box} .iq-h{display:flex;align-items:baseline;justify-content:space-between;gap:16px;flex-wrap:wrap;margin:0 0 6px} .iq-t{font-family:"Dosis",inherit;font-size:1.45em;font-weight:700;line-height:1.2;margin:0;color:var(--iq-c)} .iq-s{font-size:.85em;letter-spacing:.06em;text-transform:uppercase;color:#8a8078;white-space:nowrap} .iq-i{margin:0 0 20px;font-size:.95em;color:#5c554e} .iq-q{border-top:1px solid #e6ded4;padding:18px 0 4px} .iq-q:first-of-type{border-top:0;padding-top:4px} .iq-qt{font-weight:600;margin:0 0 12px;line-height:1.45} .iq-qt span{color:var(--iq-c);margin-right:7px} .iq-o{display:flex;flex-direction:column;gap:8px} .iq-o button{all:unset;cursor:pointer;display:block;padding:10px 14px;border:1px solid #ded4c8;border-radius:9px;background:#fff;line-height:1.4;transition:background .15s,border-color .15s} .iq-o button:hover:not(\[disabled\]){border-color:var(--iq-c);background:#fffaf9} .iq-o button:focus-visible{outline:2px solid var(--iq-c);outline-offset:2px} .iq-o button\[disabled\]{cursor:default} .iq-o button.ok{border-color:var(--iq-ok);background:#eef7f1;font-weight:600} .iq-o button.no{border-color:var(--iq-no);background:#fdf0f0;text-decoration:line-through;opacity:.75} .iq-e{margin:11px 0 2px;padding-left:14px;border-left:3px solid var(--iq-c);font-size:.93em;color:#4a443e;line-height:1.55} .iq-f{margin-top:22px;padding-top:18px;border-top:1px solid #e6ded4;display:none} .iq-f.on{display:block} .iq-sc{font-family:"Dosis",inherit;font-size:1.25em;font-weight:700;color:var(--iq-c);margin:0 0 6px} .iq-fm{margin:0 0 14px;line-height:1.55} .iq-cta{display:inline-block;background:var(--iq-c);color:#fff!important;text-decoration:none!important;padding:11px 22px;border-radius:30px;font-weight:600;line-height:1} .iq-cta:hover{opacity:.9} @media(max-width:600px){.iq{padding:22px 18px}} Connaissez-vous vraiment Medellín ? 5 questions Cinq questions pour tester ce qui reste de votre lecture. Une seule réponse par question, l'explication s'affiche aussitôt. 01.D'où vient le surnom de ville de l'éternel printemps ? D'un festival de musique créé dans les années soixanteDe l'altitude, qui maintient une moyenne d'environ 22 °C toute l'annéeDe la floraison des jacarandas au mois de marsD'un slogan touristique lancé pour la Feria de las Flores02.Quelle innovation de transport Medellín a-t-elle introduite en 2004 ? Le premier tramway électrique d'Amérique du SudUn réseau de bus à haut niveau de serviceLe raccordement de quartiers de crête au métro par télécabineDes escaliers mécaniques en plein air03.Qu'a construit la municipalité à l'emplacement de l'edificio Mónaco ? Un hôtel de standingUn commissariat de quartierUn parc mémorial dédié aux victimes du cartelRien : le terrain est resté vide04.Combien de sculptures de Fernando Botero occupent la plaza Botero ? NeufVingt-troisQuarante et uneCinquante-deux05.Combien de marches mènent au sommet de la Piedra del Peñol ? Trois cent quaranteCinq centsSept cent deuxMille cent[Parler de mon voyage en Colombie](/contact/) --- *Source : [www.irisevent.fr](https://www.irisevent.fr/voyage-medellin-decouvrez-la-perle-cachee/)*